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Interview de Ali Larayedh ministre de l'Intérieur, au «Monde»

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Message  Adminos le Mar 27 Mar - 9:06

Interview de Ali Larayedh ministre de l'Intérieur, au «Monde»  1332617603_ALI-LAARAED

Les Salafistes représentent-ils une menace pour la sécurité en Tunisie ?

Tous les salafistes n’utilisent pas la violence mais le modèle de société qu’ils prônent constitue un danger. Cette approche, cette vue très étroite, a un problème avec le passé, un problème avec la modernité, et risque toujours de déboucher sur des guerres. Mais il faut essayer de faire la différence avec les salafistes djihadistes, qui ont recours à la force et représentent un risque contre lequel aucun pays n’est vraiment immunisé. C’est aujourd’hui le plus grand danger pour la Tunisie et je sais que je vais devoir mener une grande bataille.

Comment comptez-vous lutter contre cette mouvance ?

Nous pouvons leur ouvrir la voie d’un parti, à condition qu’il réponde aux critères de la loi, pour isoler la minorité qui utilise la violence. Pour ces derniers, nous sommes décidés à agir avec toute la rigueur et la fermeté qu’exige la situation, par le renseignement, les arrestations, en coupants les liens avec les groupes extérieurs des pays voisins ou plus lointains. Il y a un mois, j’ai invité tous ceux qui détiennent des armes, dont celles qui avaient été pillées dans les casernes durant la Révolution, à les restituer contre la garantie qu’ils ne seraient pas poursuivis. Nous savons que les salafistes djihadistes ne rendront pas les armes. Nous allons vers un affrontement, c’est presque inévitable.

Nous sommes conscients, aussi, que les mosquées doivent revenir sous le contrôle de l’Etat. C’est un autre front. Nous luttons pour un autre projet de société. Il n’y a pas de différence de stratégie entre le gouvernement et Ennahdha. Ennahdha s’attaque plutôt à la culture pour sauver un maximum de jeunes. La société tunisienne est ouverte, au centre, et je suis convaincu qu’elle n’acceptera pas cette violence.


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avec mes salutations les plus monastiriennes
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