Tunis : Salaires de la honte. BCE 7ème mondial et 2ème africain

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Tunis : Salaires de la honte. BCE 7ème mondial et 2ème africain

Message  Adminos le Lun 22 Juin - 11:19

Tunis : Salaires de la honte. BCE 7ème mondial et 2ème africain
AfricanManager
 
La dernière décision de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) d’accorder le bénéfice de la retraite à tous les députés tunisiens, de l’ANC jusqu’à l’ARP, est jusqu’ici passée presqu’inaperçue. Elle n’en remet pas moins une couche sur ce qui se passe d’étrange, économiquement et financièrement, dans cette Tunisie qui dépense de l’argent comme si elle en avait des tonnes et s’accommode aisément de devoir s’endetter pour cela. Manifestement, le chef de l’Etat tunisien, le premier pourtant à aller demander l’aide de tous ceux qu’il connaît et ne connaît pas parmi les chefs d’Etat du monde, ne semble pas faire exception.
BCE serait en effet, selon le magazine Jeune Afrique et il sait de quoi il parle, le 2ème chef d’Etat africain le mieux payé après le Sud-africain Jacob Zuma. Les deux pays et les deux économies n’ont pourtant rien de comparable. L’Afrique du Sud abrite 75 % des plus grandes sociétés d’Afrique. Le pays est le plus grand producteur et exportateur d’or et le 4ème plus grand producteur de diamant. La Tunisie n’a presque rien. Son agriculture est aléatoire, son tourisme est en perdition, le pays produit et exporte de moins en moins, Il fait plus de grèves que n’importe lequel des pays de la région et consomme plus qu’il n’en produit et, pour finir, des 6,9 milliards DT de ses ressources à fin avril de cette année, plus de 4 milliards DT ont été dépensés en salaires et moins de 0,5 milliard DT ont été dépensés dans l’investissement.
Le plus choquant dans ce classement, c’est cette 7ème place qu’occupe Béji Caïed Essebssi avec son salaire de 30 mille DT par mois (13.712 euros) alors que le chef de l’Etat le plus puissant au monde ne reçoit qu’un peu plus du double du salaire de BCE qui était allé demander l’aide de Barak Obama. Le salaire du président de la République de Tunisie, pays dont la dette dépasse désormais les 53 % du PIB est jute de quelques 4.000 euros inférieure au salaire de la dirigeante de la première économie européenne, Angela Merkel. BCE, vieux président d’un Etat qui n’a pas encore de quoi honorer l’accord passé avec l’UGTT d’une augmentation de 550 MDT dans le secteur de la fonction publique, touche un salaire qui n’est pas très loin de celui du chef de gouvernement de sa Majesté la reine d’Angleterre. La Tunisie s’était indignée de découvrir les sommes qu’avalait l’ancien chef d’Etat provisoire Moncef Marzouki, dans «la bouffe», dans le train de vie de la présidence de la République. Intronisé premier chef d’Etat de la seconde République, l’ancien avocat notoire, BCE, n’a rien changé à ce qu’il a trouvé après que Marzouki a décidé de ne rien changer au système hérité de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.
Juste avant que l’ARP ne donne son aval pour considérer les députés comme des fonctionnaires et de faire émarger leur retraite sur les fonds d’une caisse (CNRPS), depuis plusieurs années déficitaire, le directeur du cabinet du président tunisien évoque sur une radio privée un projet de baisse du salaire du chef de l’Etat et de l’abandon des privilèges attachés à sa fonction, comme celui d’un salaire à vie qu’il pourra faire passer, comme un héritage, à sa progéniture. Depuis, BCE n’en a jamais parlé, son directeur de cabinet n’a jamais apporté plus de détails sur la baisse de ce qui pourrait être le salaire de la honte pour un pays qui crève la dalle.
Khaled Boumiza

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