Centenaire de la naissance de Ali Riahi

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Centenaire de la naissance de Ali Riahi

Message  Adminos le Lun 2 Avr - 21:00

Toujours vivant (allahyehmou)


Le théâtre Municipal a abrité le vendredi 29 mars une soirée musicale organisée en hommage au grand chanteur national Ali Riahi qui nous a quittés depuis plus de quarante ans. C’est sur les planches de la bonbonnière, souvenons-nous, que ce grand chanteur a succombé à une crise le 27 mars 1970.

Une mort qu’il avait d'ailleurs souhaite lors d'une interview à la Radio quelques jours auparavant. Surnommé le Rossignol, sa voix a vibré pendant des décennies dans les foyers tunisiens et a enchanté des milliers de fans fidèles à la chanson tunisienne. S’il est presque méconnu par les jeunes d’aujourd’hui, les adultes et les générations de l’après indépendance se souviennent encore de ses chansons de styles différents qui allient tunisien et oriental, traditionnel et moderne. Il laisse aux mélomanes tunisiens un répertoire riche d’au moins cent- cinquante œuvres musicales très variées dont plusieurs restent immortelles.

Ce soir-là, un public assez important était au rendez-vous. La soirée musicale qui a duré environ deux heures a été assurée par une troupe dirigée par le maestro Mohamed Lassoued et composée de plusieurs musiciens dont dix violonistes, quatre violoncellistes, un luthiste, un flûtiste, un joueur de qanoun, quatre percussionnistes dont un tam-tam (l’instrument préféré de Ali Riahi), deux organistes, un guitariste, un batteur et sept choristes. Un florilège des meilleures chansons d’Ali Riahi ont été interprétées par une pléiade de nos chanteurs, jeunes et moins jeunes. La soirée s’est ouverte sur une composition musicale muette de Ali Riahi intitulée « Lahn Edhikra » merveilleusement jouée par la troupe musicale. Après quoi, pas moins de treize chanteurs se sont succédé sur la scène pour interpréter les chansons célèbres du « Rossignol de la Khadra ». C’est Noureddine Béji qui a ouvert la danse avec la fameuse chanson « Ya Bou Saïd el Ali ». Ont suivi les chansons « Chakkit wana ma rit » par le jeune Anis Ltaief, « Aïch min ghir Amel fi Hobbek » par la voix féminine Asma Ben Ahmed. Puis vint le tour de l’illustre Adnène Chaouachi que le public a accueilli par une salve d’applaudissements et qui chanta le célèbre tube « Ma habbitich o Omri ma’nhib ». Ensuite, c’est la jeune Rihab Sghaier qui interpréta « Allamouk El Hajr », suivi de Mohamed Hlèle qui chanta « Ya msaffira ». La chanson « Zahr El Banefsej » a été merveilleusement chantée par la jeune Marwa Friâ à la voix prometteuse. Soufiène Zaïdi interpréta « Lachoftek Marra w la Ritek » qui fut bien appréciée par le public. La célèbre chanson « Yelli Dhalimni » fut interprétée par la talentueuse Maherzia Touil, que le public, enchanté, avait priée de bisser. « Ya Chaghla Bali » fut exécutée par le chanteur Hassen Dahmani qui s’est lancé dans une improvisation musicale qui plût au public. Le passage de Chahrazed Hlèle pour chanter « Ma Tfakkarchi fi Ahzène » enflamma la bonbonnière. La soirée s’est terminée avec deux autres chansons interprétées par Slah Mosbah.

Une soirée agréable qui a permis aux grands de se souvenir des années d’antan et de la chanson tunisienne authentique et aux jeunes, qui n’ont pas connu Ali Riahi, le génie de ce grand ténor qui fut parolier, compositeur et interprète de ses propres chansons. Cependant, certaines chansons plus populaires n’ont pas été programmées dans cette soirée ; d’ailleurs, le public regrette l’absence de « Tikwit », « Beit Chaâr », « Chid Essif » ou « Zina ya Bent El Henchir ». On déplore également l’absence d’un ordre chronologique des chansons présentées ; certains spectateurs auraient aimé que les chansons aient suivi le parcours musical de ce chanteur, en allant des plus vieilles chansons jusqu’à celles chantées durant les dernières années de la vie de Ali Riahi. Bref, cette soirée de commémoration du centenaire de

la naissance d’Ali Riahi a montré à quel point ce chanteur vit encore dans les cœurs des Tunisiens, même après quarante ans de son départ. Un bémol, cependant, est à signaler : la qualité de la sono laisse à désirer.

Hechmi KHALLADI le temps de 1er Avril


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avec mes salutations les plus monastiriennes
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